Réponse à Job de C. G. Jung


Un article à retrouver sur le site L'Inactuelle.


A travers le Livre de Job s’exprime la formulation d’un des doutes les plus fondamentaux adressé au christianisme : si Dieu est parfait et parfaitement bon, comment se fait-il que le monde soit si mauvais et que ses malheurs frappent les hommes sans discernement, épargnant les criminels et s’acharnant sur les plus pieux d’entre eux ?
Job s’exclamait : « Le sort de l’homme sur la terre n’est-il pas celui d’un soldat, et sa vie n’est-elle pas celle d’un ouvrier ? L’esclave aspire à jouir de l’ombre et l’ouvrier attend son salaire. De même, j’ai hérité de mois de douleur, on m’a attribué des nuits de souffrance. Je me couche en me disant : Quand pourrai-je me lever ? Le soir se prolonge et je suis rassasié d’insomnies jusqu’au lever du jour. Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau s’est crevassée et se décompose. Plus rapides que la navette d’un tisserand, mes jours s’évanouissent : plus d’espérance ! »[1]
Dès les premiers siècles de notre ère, des hommes tentèrent de résoudre ce paradoxe en prenant leurs distances avec les canons des Pères de l’Eglise. Pour cette raison, ils furent considérés comme hérétiques. Une multitude de sectes dites gnostiques essaimèrent. Des différences subtiles existaient entre chacune d’entre elles, mais toutes se rejoignaient dans leur révolte contre l’évidence du mal, œuvre de Dieu, présent à toutes les échelles de la matière.
Leur explication à ce mystère de la présence du mal demandait de remettre en question la nature de Dieu. Yahvé serait ainsi un faux dieu, non pas Dieu de lumière, suprême des suprêmes, mais rien d’autre qu’un démiurge usurpateur, une entité qui résulterait d’une déficience du plérôme. Après la dégénérescence progressive ou le désengagement conscient de la volonté divine, des entités moins libres seraient apparues dans le cosmos (les archontes, au rang desquels figurerait donc Yahvé) à partir de plans progressifs (éons). L’homme, œuvre de Yahvé, est imparfaite, car elle résulterait de son intention de reproduire l’esprit du vrai Dieu en toute dépossession de la parole de vie.
Dieu, constatant cette œuvre manquée, prit l’homme en pitié et lui insuffla la parole de vie pour conduire cette pauvre création de Yahvé à une plus grande et relative perfection. Les gnostiques considéraient qu’il relevait du travail de l’homme que de se restituer à soi-même sa maturité véritable et sa plénitude inachevée en prenant le contre-pied de la création, en refusant l’emprise de la matière et l’asservissement aux lois et institutions du monde immanent.
Partant d’une interrogation semblable, plus tard dans l’histoire, l’hérésie cathare du XIIIe siècle s’est elle aussi construite autour de cette question : comment est-il possible d’admettre l’existence d’un Dieu parfait dans une création aussi corrompue ? Cette fois, cependant, ce n’est pas la perfection de Dieu qui sera remise en cause, mais le rôle des humains sur Terre. Ainsi, pour les cathares, notre monde est une création satanique. Nous autres, qui souffrons ici-bas, sommes des damnés qui, sous une forme matérielle, devons expier les péchés de nos vies antérieures. La vie terrestre n’est rien d’autre qu’une geôle d’enfer dont nous pourrons sortir lorsque nous aurons purgé notre peine. Cette conception dualiste projette le mal dans la matière, ce qui explique pourquoi la plupart des cathares refusaient de procréer, espérant ainsi l’extinction du monde infernal créé par Satan.
A travers la lecture du Livre de Job, Jung se confronte lui aussi à cette contradiction entre un Dieu supposé parfait et une décadence patente. Il écrira Réponse à Job pour essayer de comprendre, comme les gnostiques, les cathares et bien d’autres avant lui, la logique subtile qui permettrait de donner un sens à ce phénomène faisant ployer la foi des hommes depuis des millénaires. Comme eux également, c’est en hérétique que Jung tentera de répondre à cette question, à une période où il y avait peut-être moins à craindre de l’autorité spirituelle que de l’autorité dite scientifique des nouvelles sciences humaines – la psychologie et la psychanalyse en tête.
Henry Corbin écrit que « le livre de Jung était l’œuvre d’un solitaire authentique, de l’homme seul, et qu’il ne pouvait être compris que par les solitaires, les authentiquement seuls, libérés des normes collectives, des obsessions sociales et des opinions toutes faites, et dont l’ensemble prend naissance, justement, de leurs solitudes »[2]. Jung fut parfois vilipendé par les psychologues pour avoir osé introduire des notions religieuses dans ce qu’ils prétendaient être une science, mais il fut aussi blâmé par les théologiens pour avoir tenu des propos qui, selon eux, réduisaient Dieu à une fonction psychologique universelle. Si Jung a parfois suivi les idées de son temps, comme tout un chacun, il n’a jamais pu ni voulu renier son intuition de l’existence de Dieu – en dépit ou malgré les multiples significations qu’il donnait à ce terme. « Je ne crois pas, je sais », répondait-il lorsqu’on lui demandait s’il croyait en Dieu.
Jung a été amené à se confronter aux questions religieuses en tant que psychiatre et psychanalyste dans le cadre de la thérapie des névroses. Ce fut souvent contre sa propre volonté et de façon plus précise qu’il ne l’aurait souhaité, comme si la résistance qu’il fallait surmonter pour oser penser ce qui s’amène à l’esprit dans de telles circonstances était colossale. « Ce n’est pas sans motif que j’ai moi-même attendu d’avoir 76 ans avant d’oser réellement me rendre exactement compte de la nature de ces “représentations supérieures” qui décident, de façon infiniment importante pour la vie quotidienne, de notre comportement éthique. »[3]
En ce sens, Réponse à Job est un travail de décalcification de la pensée. Alors qu’il aurait pu être facile de découvrir le Livre de Job en ayant en tête certaines exégèses, ou en essayant de réduire Job à un cas clinique parmi tant d’autres, Jung se laisse traverser par le texte. Une énigme se profile, des pensées sauvages demandent à se laisser apprivoiser. Jung devient Job, s’il ne l’avait encore jamais été. Il se révolte contre la tristesse d’une certaine approche protestante des grands problèmes religieux. Il tremble devant les images qu’il voit se profiler à l’horizon du christianisme, dans un avenir relativement lointain.
Surtout, comme bien d’autres avant lui, c’est le caractère humain, trop humain de Yahvé qui le surprend. Dieu se montre souvent colérique, jaloux et soupçonneux. Contrairement aux enseignements des sectes gnostiques, Jung ne considère pas que Yahvé est imparfait ; il est seulement encore insuffisamment différencié et, à l’égal du Plérôme qu’il représente, il est à la fois toutes les qualités et leur contraire, « trop inconscient pour être moral ». « Ce n’est pas pour dire que Yahvé, à l’égal d’un démiurge gnostique, soit imparfait ou mauvais : Il est chaque qualité dans la totalité de celle-ci. Il est par conséquent la justice de façon absolue, mais également son contraire de manière elle aussi totale. »[4]
Mais il y a le mal, dont Yahvé ne sait que faire, et qui lui tourne autour. Personnifié sous la forme de Satan, c’est d’ailleurs lui qui suggère à Yahvé de tester la fidélité du brave et pieux Job en lui faisant subir les épreuves les plus cruelles que peut connaître la vie d’un homme.
Ce sera aussi une épreuve de la plus haute importance pour Yahvé. Non seulement Job ne permet pas à Satan de profiter d’un triomphe trop prévisible en se détournant de Dieu, mais ses doutes lui permettent de revivifier sa foi : s’il croyait peut-être sous l’effet de l’habitude, il croit désormais par conviction intérieure. Yahvé n’apprend pas seulement que Satan s’est moqué de lui, il découvre aussi à travers Job une puissance intérieure capable de résister à l’humiliation grâce à une puissance de discrimination qu’il ne possède pas. Yahvé a douté de lui-même et de Job, mais Job continue de maintenir sa foi au-delà de ses doutes.
« Job fit preuve d’une plus haute tenue morale que Yahvé et la créature, à ce point de vue, avait dépassé le Créateur. »[5] Yahvé découvre et incorpore à travers Job une fonction de différenciation des pensées ; ainsi, le comportement de sa créature est venu « effleurer un savoir inconscient », lui donnant l’occasion « de passer de l’état préconscient à l’état conscient. »[6]
Après Le Livre de Job s’ouvre une nouvelle période de textes bibliques qui suggèrent qu’une transformation est à l’œuvre dans la manière dont Yahvé aborde sa création. « Yahvé S’élève, Se hisse au-delà de l’état de conscience primitive qui était précédemment le Sien, en reconnaissant indirectement que l’homme Job lui est moralement supérieur et que par conséquent il Lui reste à rattraper l’homme et son être. »[7] La sagesse divine (Sophia) semble émerger d’un nouveau processus de transformation des pensées à travers lequel Yahvé s’autorise une plus grande largesse de vue. Cette intégration progressive s’accompagne d’une croissance psychique représentée à travers la Sophia, version divine de l’anima. Le processus d’anamnèse sophianique va alors s’amplifiant et s’exalte dans la vision de la Femme solaire apocalyptique, sur quoi la parole divine semble se refermer, peut-être provisoirement.
Un autre événement d’importance se manifeste entre temps, et non des moindres : « L’intention de Yahvé de devenir homme, qui a résulté de Sa confrontation avec Job, s’accomplit dans la vie et la souffrance du Christ. »[8] C’est souvent dans la plus haute agitation collective qu’un individu semble choisi pour porter un message spirituel qui, en remettant en question toutes les préconceptions de l’humanité, l’exaltent et la déchaînent, dans ses plus nobles et ses plus furieuses dispositions.
Un exemple plus proche de ce phénomène peut être retrouvé dans les Dialogues avec l’Ange, rapportés par Gitta Mallasz. Ces Dialogues transcrivent dix-sept mois d’entretiens qu’une entité spirituelle, l’Ange, voulut bien accorder à un groupe de quatre jeunes hongrois, juifs pour la plupart, au cours des années fatidiques de 1943-1944. L’Ange répète à plusieurs reprises que, pour communiquer avec les hommes, il doit descendre et se faire lourd et que c’est un véritable effort pour lui, tandis que cette communication aide l’humain à s’élever et à s’alléger, l’effort de l’un devenant l’aisance de l’autre.
Mais jusqu’où l’ange doit-il faire la bête pour se faire entendre ? Aussi bien que l’épisode christique se termina avec le martyre et le sacrifice d’un homme pour que l’humanité soit ensuite baptisée et invitée à participer à la quaternité divine (« c’est-à-dire crucifiée avec le Christ »[9]), aussi bien les entretiens avec l’ange se conclurent-ils par la déportation et la mort des trois juifs du groupe, qui se sacrifièrent pour que Gitta, la chrétienne, puisse transmettre le message, au cours de la période du déchaînement nazi en Europe. Lorsque, d’un côté, Yahvé prodigue ses bienfaits spirituels à quelques-uns, l’immonde se répand chez tous les autres, jusqu’au retour d’un point d’équilibre précairement maintenu par la culpabilité et le nihilisme.
L’intégration soudaine de nouvelles pensées dans le champ de la conscience n’est souvent jamais vécue autrement que sous la forme du changement catastrophique. Sous la violence d’une pression universelle, de nouvelles pensées sauvages torturent les corps et lacèrent les esprits pour demander de prendre forme. Tantôt s’exprime l’esprit, tantôt s’exprime la tourbe.
« Naturellement, on soutiendra que le Christ devait apparaître pour libérer l’humanité du mal. Mais si l’on songe que le mal a été originellement insinué par Satan et que celui-ci continue à le distiller dans la Création en permanence, il semble qu’il eût été infiniment plus simple que Yahvé rappelât à l’ordre énergiquement une fois pour toutes ce practicle joker et qu’Il dérobât la Création à son influence maléfique, extirpant ainsi la racine même du mal. »[10]
Jung s’oppose à l’idée de la privatio boni, répandue dans le christianisme après l’hérésie de Manès, selon laquelle le mal n’existerait pas en tant que tel mais ne serait qu’un bien médiocre voire inexistant. Le mal existe en tant que tel, affirme Jung. Il profite de l’inconscience de Dieu qui refuse de reconnaître sa propre ombre en tant que telle, conférant ainsi une superbe puissance de déploiement à Satan.
A travers cette hypothèse, on retrouve une idée essentielle de la psychologie jungienne, selon laquelle un complexe est d’autant plus destructeur qu’il est refoulé ou forclos. Le symbole de la Trinité serait en ce sens symptomatique de ce déni, car, aux trois fonctions supérieures que sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il manquerait la fonction inférieure de l’ombre qu’est Satan. Le visage du Dieu à quatre faces de la vision d’Enoch, symbole le plus complet de l’âme, se réduit au symbole de la Trinité.
Si la transition entre le Dieu de l’Ancien Testament et le Dieu du Nouveau Testament semble entériner une transformation indéniable du rapport de Dieu à sa création, on ne peut pas dire pour autant que le symbole de la Trinité rende compte d’un accomplissement total. Or, Yahvé, devenu le Dieu du christianisme, considère s’être totalement accompli. « Se croit-il totalement transformé et dépouillé de son amoralité ? A cet égard, même son fils de lumière, le Christ, ne lui a pas fait entière confiance. »[11]
Cette incomplétude du symbole pourrait-elle expliquer la décadence que connut le christianisme au cours des siècles suivants, si frappante aujourd’hui ? « Lorsque Dieu S’incarne en S’identifiant à Son seul aspect lumineux, lorsqu’Il croit être le bien même ou, du moins, souhaite être pris pour tel, il faut s’attendre à une énantiodromie de grand style. »[12] Le mal ne disparaît pas ; il continue de circuler souterrainement, sous de faux noms qu’on lui a donnés pour éviter de le reconnaître en tant que tel. Le retour au point d’équilibre, tôt ou tard nécessaire, sera d’autant plus violent et imprévisible que le refoulement aura été puissant.
Ainsi, à mesure que le symbole de la Trinité perd de son sens, l’homme devient incapable de comprendre la dévitalisation dont est victime le christianisme, puisque celui-ci a oublié de nommer l’influence diabolique. « Yahvé néglige le fait que plus un homme possède de conscience, plus il est séparé de ses instincts (qui lui donnaient au moins un certain flair lui permettant de soupçonner la sagesse cachée de Dieu) et plus, de ce fait, il est livré à toutes les possibilités d’erreurs. L’homme alors n’est certainement pas à la hauteur des ruses de Satan ni à même de leur résister, puisque son Créateur Lui-même ne peut ou ne veut pas faire barrage à cet esprit puissant. »[13]
L’homme actuel ne fait que confirmer ce constat. Il ne suffit pas de se prétendre laïque, ou athée, ou agnostique, pour ne pas être pourtant fondamentalement influencé par la pensée chrétienne – et par la pensée monothéiste en général. « L’homme occidental est chrétien, quelle que soit sa confession. Pour lui, l’homme est intérieurement tout petit, presque un rien […]. Ce n’est pas lui-même qui est cette Puissance, mais un totaliter aliter, le Tout-Autre qui est absolument parfait et extérieur, la seule réalité. En déplaçant légèrement cette formule et en remplaçant Dieu par une autre grandeur, par exemple le monde ou l’argent, on obtient l’image complète de l’homme occidental – travailleur, craintif, pieux, se mortifiant lui-même, entreprenant, avide et passionné dans l’accumulation des biens de ce monde […]. »[14] La science elle-même prend ses racines dans l’humus de la religion avant de la répudier pour se féliciter de ses bienfaits progressistes.
Ne reconnaît-on pas, à travers ce processus d’aveuglement, l’influence diabolique – l’influence « qui divise » ? L’union a peut-être bien lieu en ce qui concerne les principes inférieurs à travers lesquels l’homme prend plaisir à se croire autosuffisant, mais elle n’existe plus pour les principes d’ordre supérieur. René Guénon avait déjà reconnu ce phénomène au siècle dernier : « C’est bien là, en effet, le caractère le plus visible de l’époque moderne : besoin d’agitation incessante, de changement continuel, de vitesse sans cesse croissante comme celle avec laquelle se déroulent les événements eux-mêmes. C’est la dispersion dans la multiplicité, et dans une multiplicité qui n’est plus unifiée par la conscience d’aucun principe supérieur ; c’est, dans la vie courante comme dans les conceptions scientifiques, l’analyse poussée à l’extrême, le morcellement indéfini, une véritable désagrégation de l’activité humaine dans tous les ordres où elle peut encore s’exercer ; et, de là, l’inaptitude à la synthèse, l’impossibilité de toute concentration, si frappante aux yeux des Orientaux. »[15]
L’incomplétude du symbole christique marque une stase dans la croissance de la pensée divine. Cette pensée a cycliquement atteint le maximum de ce qu’elle pouvait donner. Nous sommes plus près que jamais d’une nouvelle masse de pensées impensées, mais nous ne savons pas encore comment les métaboliser, bien que certains s’y essaient, ici et là, dans des tentatives qui ne sont que partiellement fructueuses.
Il manque à l’esprit de notre temps l’avènement d’un symbole vivant qui saurait décalcifier notre pensée pour nous conduire vers une intégration élargie de ses éléments les plus sauvages. « Avec le temps, les dieux se transforment en concepts philosophiques »[16] ; ainsi, leur intégration croissante à la pensée consciente les destitue de leur pouvoir numineux et les hommes s’en détournent, se mettant en quête d’un numineux qu’ils ne comprennent plus ou qu’ils sont incapables de réanimer à travers la pensée traditionnelle.
Jung n’invite pas ses contemporains à renier trop facilement le christianisme dans ses aspects les plus traditionnels. Il juge qu’« il serait irresponsable et auto-érotique de notre part de vouloir priver nos contemporains d’un symbole d’importance vitale [le Christ] avant qu’ils n’aient eu une chance de le comprendre, et ceci pour le seul motif que ce symbole n’est pas complet »[17]. Le symbole est incomplet à la mesure de l’incomplétude de nos propres réalités individuelles. Le symbole n’est pas parfait, mais notre capacité à permettre l’émergence d’un symbole plus entier n’est pas encore suffisamment développée. Ainsi, « ce n’est pas en le rejetant que je puis le rendre complet. Il m’incombe de le préserver et d’ajouter les ténèbres à ce lumen de lumine, afin de construire ainsi le symbole de la parfaite opposition en Dieu. »[18]
L’avènement d’un tel symbole marquera peut-être une nouvelle transition et fermera l’ère chrétienne pour une nouvelle ère dont nous ignorons encore tout, et qui ne sera certainement pas la dernière, quoique qu’elle nous semblera témoigner du degré le plus élevé de divinité auquel nous puissions avoir accès, étant donné la qualité de la transformation psychique que nous aurons su entériner. « C’étaient des gens très pieux que ceux qui ont affirmé que la connaissance de soi prépare la voie à la connaissance de Dieu. »[19]
[1] Job 7.9, Société biblique de Genève
[2] Postface de Henry Corbin dans « Réponse à Job » de Jung, page 252
[3] JUNG, Réponse à Job, page 209
[4] Ibid. pages 36-37
[5] Ibid. page 104
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Ibid. page 113
[9] Ibid. page 145
[10] Ibid. pages 96-97
[11] Ibid. page 113
[12] Ibid. page 161-162
[13] Ibid. page 126
[14] JUNG, Psychologie et orientalisme, page 128
[15] GUENON, La crise du monde moderne, pages 71-72
[16] Jung, Psychologie et orientalisme, page 123
[17] Ibid. page 282
[18] Ibid.
[19] JUNG, Réponse à Job, page 132


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