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Anéantir de Michel Houellebecq

Il faudrait sans doute savoir arrêter d’écrire lorsque la vie finit par perdre de son mystère, soit qu’elle finisse par être devenue agréable, soit que ses déceptions ne surprennent plus. L’écriture est l’exutoire de ceux qui ne sont pas entendus, soit qu’ils ne savent pas parler, soit qu’ils n’aient pas trouvé de bons interlocuteurs. Il est plus difficile de conserver le feu sacré que de ne pas finir par s’acclimater à la vie, mais lorsque la vie commence à devenir un lieu où se reposer, il faudrait arrêter d’écrire des romans et commencer peut-être à écrire autre chose, si vraiment l’occupation de l’écriture est indispensable. Il est en effet parfois nécessaire de continuer d’écrire, même si on n’a plus rien à dire, par seul souci de continuité identitaire, mais aussi parce qu’il peut être inquiétant pour certains, qui confondent écriture et sagesse, de découvrir que l’approfondissement de l’inscription d’un être dans la vie va vers le retrait d’un nombre croissant de pensées.  

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