vendredi 13 juin 2014

Le cycle de Mars (1917-22) d’Edgar Rice Burroughs




Le Cycle de Mars = Tarzan + Mars. Prenez un homme solitaire et incompris, une belle jeune femme amoureuse, un territoire hostile et des ennemis qui n’ont même pas l’attrait de la ruse ni de l’intelligence : Edgar Rice Burroughs, surtout connu pour être le créateur de Tarzan, dispose peut-être d’une imagination de forme débordante qui lui donne l’honneur d’être, à la fin du 19e siècle, l’un des premiers écrivains d’épopées extraterrestres, il ne détient cependant pas une grande créativité de fond. John Carpenter atterrit sur Mars pour y faire des trucs et d’autres. Toute ressemblance avec une quelconque société terrienne serait purement fortuite : avec un peu de bonne volonté, on peut déceler des analogies entre n’importe quoi et son contraire. De là à attribuer à Edgar Rice Burroughs un discours politique ou idéologique, il n’y a qu’un pas, que l’Entertainment pur ne saurait franchir.


On s’ennuie tout au long de ces aventures martiennes étouffantes. Ce livre de science-fiction (un des premiers, mais cela n’excuse pas tout) fait partie de la catégorie de ceux qui nous font regretter l’atmosphère terrestre… 


Le rapport à l'altérité est l'objet d'intérêt principal du premier volume. On se perd en descriptions d'être improbables qui rappellent peut-être, par certains aspects, la rencontre avec d'autres civilisations qui a marqué des siècles plus proches de Burroughs que de notre société. Mais ces descriptions sont limitées par leur aspect purement militaire (à la limite anatomique) :

Citation :
Après qu’il eut été solidement amarré, je vis un véritable grouillement contre les bastingages, pris d’assaut. Les Hommes Verts se mirent à explorer l’engin de la proue à la poupe, examinant au passage les corps des « marins » morts, en quête d’une éventuelle trace de vie. C’est alors que, venant de l’intérieur, apparut un groupe tirant et poussant une petite créature indistincte. Petite par rapport à eux, évidemment. De toute façon, elle faisait bien moins de la moitié des quatre mètres de tous ces Martiens Verts qui l’entouraient, et, de ma fenêtre située assez loin - je le répète -, je pus distinguer simplement que cette créature marchait dressée sur deux jambes. J’en déduisis qu’il s’agissait là de quelque nouveau monstre étrange que je n’avais pas encore rencontré sur Mars.

Citation :
Il n’était point besoin d’un manuel de savoir-vivre martien pour découvrir quelle réponse s’imposait ! J’étais tellement en rage que j’eus du mal à me retenir de saisir le pistolet et d’abattre cette brute sur place. Mais il attendait visiblement, sa grande épée à la main, et je n’avais pas d’autre solution que de prendre la mienne et d’entamer le combat en respectant le choix qu’il avait fait de cette arme ou, à défaut, en en prenant une plus petite mais à aucun prix une plus forte. Il est possible, en effet, de choisir une arme moins puissante : je pouvais opter pour l’épée courte, la dague, la hachette ou encore mes poings nus, en m’en servant conformément à l’usage, mais ne pouvais en aucun cas fixer mon choix sur une arme à feu ni sur une lance, du fait qu’il ne disposait que de sa longue épée. Je choisis donc la même arme que lui, sachant la fierté qu’il avait de son habileté et voulant le battre sur son propre terrain.

Citation :
Je fus attaqué plusieurs fois par de monstrueuses bêtes sauvages qui bondissaient sur moi dans l’obscurité, m’obligeant à tenir ma grande épée constamment à la main, toujours prête à l’usage. Habituellement, mon étrange pouvoir télépathique, nouvellement acquis, m’avertissait à temps de leur approche ; mais, une fois, je me trouvai terrassé par une bête ayant des crocs particulièrement menaçants, tout prêts à se planter dans ma jugulaire, avant même que je me sente en danger. De quelle manière cette créature avait-elle pu procéder à son approche ?

etc., etc. Voici toute la teneur du premier volume. Et vous m'excuserez, mais je n'ai pas pu aller au-delà...


Pour vous faire une idée : PDF du Cycle


*L'Ethiopie, miniature de Robinet Testard dans Secrets de l'histoire naturelle

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